Stéphane Auclair
Commandant A310
Air Transat (Montréal)
Stéphane Auclair a obtenu sa licence de pilote à 16 ans, presque en même temps que son permis de conduire. C’est dire à quel point il se passionne pour le vol! Il rêve alors de devenir pilote de ligne, mais les coûts de la formation ralentissent un peu son projet.
« Il n’y a pas de parcours unique pour devenir pilote professionnel. Certains obtiennent leur licence en un an dans une école de pilotage, d’autres dans l’armée, d’autres encore au Cégep de Chicoutimi (Québec). Moi, j’ai commencé par faire un cours de mécanicien à l’École nationale d’aérotechnique et, après sept ans au sol, comme technicien, j’ai eu la chance d’être embauché comme mécanicien navigant sur un Lockheed L1011 d’Air Transat. »
Même lorsqu’il travaillait comme technicien, il ne perdait pas son rêve de vue. Pendant ses temps libres, il suit des cours théoriques et des leçons de pilotage, et accumule des centaines d’heures de vol auprès de particuliers, de patrouilles de feu ou d’écoles de parachutisme… À 32 ans, il se retrouve enfin aux commandes d’un Lockheed 1011, à titre de copilote. Le bonheur.
Depuis 3 ans, il est commandant sur un Airbus A310. Son travail a-t-il changé ? « Pas vraiment. Dans une cabine de pilotage, le commandant et le copilote effectuent les mêmes tâches. Souvent, l’un prend le contrôle du vol à l’aller et l’autre, au retour. Il n’y a que les responsabilités qui changent. En cas d’incident, c’est moi qui ai le dernier mot. »
Même après plus de 14 000 h de vols, soit environ 240 vols par année, Stéphane Auclair est toujours animé de la même passion. « Voyager partout dans le monde, découvrir de nouvelles destinations, c’est fascinant. Et puis, il n’y a pas de routine. D’un mois à l’autre, les horaires changent. On ne sait jamais où on va aller, ni quand et avec qui on va travailler. » La médaille a toutefois son revers. « Il est difficile de planifier des activités à long terme avec les siens ! Car on ne sait jamais si on sera en devoir... »