FAQ tourisme durable
Qu’est-ce que le tourisme durable ?
Le tourisme durable est un tourisme qui se fait en harmonie avec la nature, les communautés d'accueil et leurs valeurs, et qui conjugue des retombées socioéconomiques positives pour les populations locales avec une expérience enrichissante pour les voyageurs.
Que peuvent faire les voyageurs pour contribuer au tourisme durable ?
Chaque année, des centaines de millions de voyageurs arpentent la planète. En conséquence, même les gestes les plus modestes sont importants, car l'effet multiplicateur est énorme. Soyons conscients que l'eau et l'énergie, abondantes et peu coûteuses dans les pays développés, sont souvent rares et chères dans d'autres pays. Les petits gestes qui permettent d'économiser les ressources et de limiter les déchets, par exemple, sont déjà une excellente façon de commencer. Mais il n'y a pas que l'environnement. Visiter les sites patrimoniaux, s'intéresser aux coutumes, à l'artisanat et à la gastronomie du pays contribuent aussi à l’acquisition d'une attitude responsable en matière de tourisme.
Pour en savoir plus, consultez notre section Touriste responsable, tourisme durable.
Comptez-vous offrir une gamme de produits touristiques « durables » ?
Le tourisme durable n’est pas un produit, mais plutôt une démarche qui vise à maximiser les retombées positives du tourisme pour les collectivités d’accueil et à en limiter les impacts négatifs. Pour Transat, il s’agit d’implanter un programme d’amélioration continue qui se traduit par l’adoption de pratiques exemplaires en matière de développement durable.
Peut-on associer le tourisme durable au tourisme de masse, aux forfaits tout inclus ?
Oui, puisque les principes du tourisme durable qui tiennent compte de trois dimensions fondamentales – l’environnement, les collectivités et leur culture, et l’économie – sont applicables à toutes les formes de tourisme, y compris au tourisme de masse, dans tous les types de destination.
Qu’est-ce que l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales ?
Elle a été définie ainsi lors du premier Congrès mondial contre l’exploitation sexuelle des enfants : « L’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales est une violation fondamentale de leurs droits. Elle comprend l’abus sexuel par l’adulte et une rétribution en nature ou en espèces versée à l’enfant ou à une ou plusieurs tierces personnes. L’enfant y est traité comme un objet sexuel et comme un objet commercial. L’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales constitue une forme de coercition et de violence exercée contre les enfants, et équivaut à un travail forcé et à une forme contemporaine de l’esclavage. »
Y a-t-il beaucoup de tourisme sexuel ? Dans quels pays ? Qu'est-ce qu'on peut faire ? Qu'est-ce que Transat fait ?
Malheureusement, l'exploitation sexuelle des mineurs n'est pas un phénomène aussi marginal qu'on le pense. Il y en a dans presque toutes les destinations, mais le problème est plus aigu dans les pays en développement. Selon certaines estimations, environ 10 % des touristes voyagent en partie pour le sexe, et entre 40 % et 50 % des personnes exploitées sexuellement à des fins commerciales sont des enfants. La première chose à faire, c'est d'être conscient que le phénomène existe et d'en parler afin qu'il demeure inacceptable et que la lutte pour l'éradiquer continue.
L'exploitation sexuelle des mineurs est évidemment illégale, et de nombreux pays ont maintenant des lois extraterritoriales qui font en sorte que les prédateurs peuvent être poursuivis pour des actes qu'ils commettent à l'étranger. Transat a entrepris de sensibiliser ses employés, ses clients et ses partenaires à la lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants.
Pour en savoir plus, consultez notre section Non à l'exploitation sexuelle des enfants.
Quelle est la position de Transat par rapport aux crédits de carbone pour les voyageurs ?
Les gaz à effet de serre (GES), et notamment le CO2, contribuent au changement climatique. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) estime que l'aviation est responsable d'environ 2 % des émissions globales de CO2. L'Organisation mondiale du tourisme (OMT) estime pour sa part, comme elle l’a signalé dans la Déclaration de Davos de 2007, que le tourisme dans son ensemble pourrait compter pour 5 % des émissions. Il semble également acquis que les émissions liées au transport aérien, parce qu’elles surviennent en altitude, ont un impact supérieur à ce qui correspondrait normalement à leur masse relative de 2 %.
Dans le domaine du voyage, il n’existe pas vraiment de solutions de rechange au transport aérien en matière de déplacements moyen-courrier et long-courrier. L’industrie du tourisme, une des plus importantes au monde, dépend dans une large mesure de celui-ci, et il en est de même pour plus de 200 millions d’emplois dans le monde. Pour de nombreux pays, une diminution des arrivées touristiques représenterait d’ailleurs une catastrophe économique. Si le tourisme était un pays, ce serait la deuxième économie au monde, derrière celle des États-Unis.
Par ailleurs, il faut comprendre que les principales sources de gaz à effet de serre n’ont rien à voir avec l’industrie du voyage. Ainsi, à elle seule, la déforestation (souvent le résultat d’une pression provenant du développement agricole) serait responsable de 24 % des émissions de GES selon la Rainforest Alliance, qui estime d’ailleurs que l’agriculture demeure le principal ennemi de la biodiversité, avant le réchauffement climatique.
La production de combustibles fossiles, sans parler de leur utilisation, est une source d’émissions qui pèse très lourd. Et bien sûr, le transport terrestre, et notamment l’automobile, représentent une portion gigantesque des gaz à effet de serre. Dans ces domaines, il existe pourtant des alternatives et des mesures de lutte efficaces.
De nombreuses entreprises de voyage offrent sur leur site Web la possibilité d’acheter des crédits de carbone, permettant en principe au voyageur « d'éliminer » les gaz à effet de serre découlant de son voyage, en investissant dans divers projets. Ce type d’instrument peut s’avérer efficace si deux conditions principales sont réunies, à savoir :
- Le projet proposé va effectivement permettre d’éliminer des gaz à effet de serre. Ce sera le cas avec des projets qui visent par exemple à remplacer le charbon par le solaire ou l’éolien comme source d’énergie. À l’heure actuelle, on propose souvent des projets de reforestation, qui pour leur part sont loin de faire l’unanimité des experts. S’il est vrai que la végétation permet d’emmagasiner du carbone, les arbres finissent toujours par mourir et le carbone est ainsi libéré de nouveau. En outre, certains exagèrent la portée de ces projets de reforestation en présentant comme immédiats des gains qui demanderont jusqu’à 70 ou 80 ans… si l’arbre survit ! La meilleure manière pour un voyageur de s’assurer d’éliminer du dioxyde carbone est de retenir des projets certifiés « gold standard ». Ces projets sont homologués par un groupe d’organisations non-gouvernementales et offrent des garanties réelles que des gaz à effet de serre seront effectivement éliminés.
- Le revendeur de crédits de carbone retenu est crédible. Le marché des crédits de carbone n’est pas réglementé. Toutes sortes d’organisations s’y sont lancées. Certaines sont à but non-lucratif, d’autres sont des entreprises recherchant un profit ; certaines décrivent leurs projets dans la plus grande transparence, d’autres non ; certaines font appel à des vérificateurs externes et divulguent le montant des frais d’administration qu’elles retiennent ; d’autres non.
À l’heure actuelle, certains pays, dans le monde, ont choisi de taxer les passagers des compagnies aériennes au nom de l’environnement. C’est le cas par exemple du Royaume-Uni, qui impose des frais de 80 £ et de 40 £ (selon le type de siège) à chacun de ses visiteurs. Malheureusement, l’argent ainsi récupéré n’est généralement pas réinvesti dans des programmes environnementaux, mais plutôt versé dans les fonds généraux des gouvernements. C’est une situation que nous déplorons, et qui rend éventuellement redondant l’achat éventuel de crédits de carbone par le voyageur.
À compter de 2012, les compagnies aériennes desservant l’Union européenne se verront par ailleurs forcées d’acheter des quotas correspondant à leurs émissions de gaz à effet de serre, dans le cadre du système d’échange européen. Ces frais, qui deviendront une dépense d’exploitation comme les autres pour les compagnies aériennes, seront ultimement reportés sur la facture du voyageur, ce qui rend alors illogique l’achat éventuel de crédits de carbone par ce dernier.
Dans ce contexte, Transat estime que la priorité de chacun doit être la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Un certain nombre de mesures sont ainsi privilégiées, notamment :
- Nous avons mis en place, chez Air Transat, un programme de gestion du carburant qui est parmi les plus rigoureux de l’industrie.
- Toujours chez Air Transat, nous sommes particulièrement vigilants pour tout ce qui concerne les fournitures embarquées, puisque la consommation de carburant dépend directement du poids total de l’appareil.
- Nous travaillons à réduire notre consommation d’énergie, et ce dans toutes nos installations, et nous encourageons tous nos fournisseurs à faire de même, notamment à destination, où l’énergie provient souvent de sources traditionnelles.
- Nous avons généralisé l’usage de papiers recyclés ou certifiés, et tentons d’en limiter la consommation, puisqu’il s’agit d’un moyen efficace pour lutter contre la déforestation, elle-même une source importante de gaz à effet de serre.
En somme, le dossier des gaz à effet de serre est complexe et chacun peut faire quelque chose pour diminuer sa contribution au réchauffement climatique, au premier chef s’assurer que toute consommation d’énergie est justifiée. Et les voyageurs qui souhaitent annuler leurs émissions de gaz à effet de serre peuvent le faire auprès d’une organisation crédible, mettant de l’avant des projets efficaces.
Transat soutient-elle des initiatives en matière de tourisme durable ?
Oui, Transat a mis sur pied, dans ses 60 destinations, un programme de soutien aux collectivités qui lui permet d’appuyer des projets visant à préserver ou à mettre en valeur le patrimoine culturel, à protéger des sites naturels, à aider les communautés à bénéficier économiquement du tourisme ou à minimiser l'impact environnemental du tourisme.
Pour connaître les projets que nous soutenons, consultez notre section Soutien aux collectivités.
Pour connaître le fonctionnement du programme, consultez le programme de tourisme durable de la section Notre politique philanthropique.
Quels sont les principaux sites d’intérêt sur le tourisme durable ?